Outil · Réglementation

Taxe sur les enseignes (TPE) : calcul et tarifs 2026

Estimez en direct le montant de votre taxe sur la publicité extérieure (TPE, ex-TLPE) à partir de la surface de votre enseigne et de la taille de votre commune, sur la base du barème légal 2026.

  • Gratuit, sans engagement
  • Tarifs légaux 2026 sourcés
  • Résultat immédiat
Type de support

Le calcul est identique pour les trois ; seule la réglementation d'autorisation diffère (voir FAQ).

Surface de vos enseignes

Surface cumulée retenue : 7 m²

Taille de la commune

Un dispositif numérique est taxé 3 fois le tarif normal (CIBS, art. L454-60 et L454-61).

La TPE (ex‑TLPE) est la taxe sur la publicité extérieure : elle est facultative, fixée par délibération communale ou intercommunale, et ses règles générales et barèmes nationaux pour 2026 sont disponibles via les textes officiels cités ci‑dessous.

Qu’est‑ce que la TPE (ex‑TLPE) ?

La TPE désigne la taxe sur la publicité extérieure. Le cadre légal qui s’applique figure dans le Code de l’environnement et dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS). La taxe est facultative : elle n’est instituée que si la commune ou un EPCI la vote par délibération.

Le texte de référence administratif qui explicite la taxe et ses règles générales se trouve sur le site service‑public (fiche F22591). Pour la portée réglementaire nationale, voir les articles du CIBS cités plus haut.

Pour toute décision locale (instauration, barème, exonérations), la mairie ou le service urbanisme / fiscalité de l’EPCI est l’autorité compétente pour vous renseigner et communiquer le barème applicable.

Qui doit la payer ?

La règle générale porte sur les supports qui signalent une activité. L’assiette prend en compte l’ensemble des faces visibles d’enseignes liées à une même activité sur un même immeuble.

Les textes prévoient des exonérations ou tarifs nuls selon les surfaces : par exemple, les surfaces d’enseignes ≤ 7 m² donnent lieu, par défaut national, à un tarif nul sauf délibération contraire de la collectivité (CIBS L454‑66). Cette règle se lit dans la fiche officielle de service‑public.

Façade d’une mairie française, autorité compétente pour la taxe sur la publicité extérieure
La mairie ou l’EPCI décide par délibération d’instituer ou non la TPE. Photo : Antoine Pittet / Pexels.

En pratique, pour déterminer qui paie, il faut :

  • identifier l’activité signalée sur chaque support ;
  • regrouper les faces visibles liées à une même activité sur le même immeuble ;
  • vérifier la délibération communale pour savoir si la collectivité a choisi d’appliquer des exonérations différentes.

Si plusieurs exploitants affichent des enseignes distinctes sur le même immeuble, la collecte et l’imputation se traitent au regard de l’assiette prévue par le texte et de la délibération locale. Interrogez le service fiscalité de la mairie pour un cas concret.

Comment la surface / assiette se calcule‑t‑elle ?

Les règles nationales donnent des repères sur la surface admise et les limites. Par exemple, le code précise des ratios pour la façade commerciale et des limites pour les dispositifs au sol ou en toiture. Ces articles figurent dans la partie réglementaire du Code de l’environnement (R581‑62 à R581‑65 notamment).

Exemples de principes issus des textes :

  • la part de la façade affectée par la publicité ou l’enseigne est réglementée (pourcentage de la surface de façade) ;
  • les dispositifs au sol obéissent à des règles spécifiques de surface et de distance ;
  • les enseignes en toiture ou lettres découpées sans panneau de fond ont des règles propres de cumul de surface.
Façades de boutiques avec plusieurs enseignes visibles la nuit
L’assiette de la taxe regroupe l’ensemble des faces visibles d’une même activité sur un même immeuble. Photo : Erik Mclean / Pexels.

Pour mesurer et documenter l’assiette à transmettre à la mairie, préparez une fiche de mesures contenant : largeur de la façade, hauteur, surfaces de baies, surface de chaque face d’enseigne, photos prises de face et de côté, plan sommaire de positionnement. Ces éléments facilitent l’instruction et évitent des interprétations approximatives.

Pour les cas ambigus (enseigne recouvrant plusieurs façades, vitrine qui combine enseigne et publicité), le recours au service urbanisme est nécessaire : la qualification finale dépend du juge de l’application locale.

Tarifs : comment lire les barèmes et quels sont ceux de 2026 ?

Les tarifs applicables relèvent d’un arrêté ministériel annuel et d’une publication administrative. Pour chaque année, citez l’arrêté qui fixe les valeurs et la date de consultation officielle.

Pour 2026, le barème national fixé par l’arrêté du 20 mars 2025 est le suivant :

Tarifs TPE 2026 — enseignes (€/m² et par an)≤ 12 m², commune < 50 000 hab.18,90 €/m²≤ 12 m², 50 000 à 199 999 hab.24,80 €/m²≤ 12 m², ≥ 200 000 hab.37,70 €/m²12 à 50 m², < 50 000 hab.37,70 €/m²12 à 50 m², 50 000 à 199 999 hab.49,70 €/m²12 à 50 m², ≥ 200 000 hab.75,40 €/m²> 50 m², < 50 000 hab.75,60 €/m²> 50 m², 50 000 à 199 999 hab.99,50 €/m²> 50 m², ≥ 200 000 hab.148,90 €/m²Barème national maximal ; la commune peut délibérer un tarif inférieur. Jusqu'à 7 m² : tarif nul sauf délibération contraire.Source : service-public.fr, fiche F22591 (arrêté du 20/03/2025), consulté le 2026-09-18

Ces valeurs sont indiquées en source par service‑public et doivent être vérifiées le jour de l’usage si vous préparez un devis ou un budget. Pour les années suivantes (ex. 2027), les valeurs doivent être relevées sur l’arrêté publié et la fiche officielle au moment de la publication.

Note importante : la collectivité peut délibérer des exonérations ou d’autres tarifs ; le barème national sert de référence mais la délibération locale prime pour votre commune.

Déclaration et calendrier (procédure pratique)

La déclaration des supports suit des règles de calendrier : la création ou la suppression d’un support se déclare dans les deux mois. Le paiement des montants dus prend effet à partir du 1er septembre. Ces délais figurent sur la fiche service‑public F22591 et sur la documentation Entreprendre / service‑public.

Étapes pratiques :

  • Préparer dossier : photos, plans, surface mesurée, coordonnées du propriétaire/exploitant.
  • Adresser la déclaration au service fiscalité de la mairie dans les deux mois suivant la création ou la suppression.
  • Vérifier la date de délibération locale : la délibération pour instituer la taxe doit intervenir avant le 1er juillet pour s’appliquer l’année suivante.

Pour simplifier l’envoi, utilisez le Cerfa correspondant quand il s’agit d’autorisation d’enseigne (voir section Cerfa ci‑dessous) et conservez les preuves d’envoi et les photos datées.

Autorisation d’enseigne : quand faut‑il un Cerfa / autorisation préalable ?

Trois cas exigent une autorisation préalable : zones protégées, communes dotées d’un règlement local de publicité (RLP) et certains dispositifs particuliers. Le maire exerce la police de la publicité depuis le 01/01/2024 et instruit les demandes selon le code applicable.

Le Cerfa à utiliser pour une demande d’autorisation d’enseigne est le Cerfa n° 16308*01, en vigueur depuis le 01/07/2026. Le formulaire est consultable sur formulaires.service‑public.gouv.fr (page Cerfa 16308*01, consultée le 18/09/2026).

Durée d’instruction : 2 mois ; silence gardé pendant ce délai vaut accord. Pour les sites protégés, l’avis des ABF ou l’intervention du préfet peuvent intervenir selon le régime de protection applicable.

Extinction nocturne : règles à respecter (enseignes vs vitrines)

Les règles d’extinction des enseignes lumineuses et des vitrines sont distinctes. L’article R581‑59 du Code de l’environnement précise l’extinction des enseignes lumineuses entre 1 h et 6 h lorsque l’activité signalée a cessé, avec des règles dérogatoires pour les commerces ouverts tard. L’arrêté du 27/12/2018 fixe pour les vitrines une extinction au plus tard à 1 h et un rallumage au plus tôt à 7 h, avec adaptation possible selon les horaires d’ouverture.

En pratique :

  • Paramétrez vos systèmes d’éclairage pour respecter les plages nationales et conservez des logs d’extinction/activation ;
  • Si votre commune dispose d’un RLP plus strict, appliquez la règle communale ;
  • Gardez des preuves photographiques horodatées en cas de contrôle municipal.

Sanctions et risques en cas de non‑conformité

Le code prévoit un processus de mise en demeure et des sanctions graduées. Le maire peut ordonner la mise en conformité ou la suppression dans un délai très court ; l’arrêté municipal s’appuie sur L581‑27.

Extraits de sanctions accessibles dans les textes :

  • ordonner la suppression ou la mise en conformité sous 5 jours (L581‑27) ;
  • astreinte fixée par texte (L581‑30) : mention d’un montant de base dans le texte consulté ;
  • amende administrative pour dispositif non déclaré ou non conforme (L581‑26) ;
  • sanctions pénales prévues par L581‑34, avec montants prévus pour personnes physiques et morales selon les fiches consultées.

Si vous recevez un arrêté municipal, réagissez rapidement : demandez les motifs par écrit, préparez la mise en conformité et renseignez‑vous sur les voies de recours disponibles auprès du service urbanisme de la mairie ou d’un conseil juridique.

Totems, au sol, temporaires : règles spécifiques

Les dispositifs au sol et temporaires bénéficient de règles propres. Pour les totems, le texte national donne une limite de surface standard et une majoration possible pour les agglomérations de plus de 10 000 habitants. Pour les éléments temporaires, le code décrit des durées maximales et des fenêtres de pose et retrait.

Avant de poser un totem ou un dispositif temporaire, vérifiez la surface admissible et la délibération locale, puis fournissez à la mairie un plan et des photos du dispositif projeté.

Coût réel d’une enseigne : éléments à budgéter

Le coût final d’une enseigne combine plusieurs postes : fabrication (type caisson, lettres), pose (nacelle, interlocuteurs techniques), raccordement électrique, dossier administratif (préparation Cerfa) et taxe TPE. Les catalogues fournisseurs donnent des prix « à partir » hors pose et hors raccordement.

Soudure métallique en atelier lors de la fabrication d’une enseigne
La fabrication en atelier est un poste de coût distinct de la pose et de la taxe. Photo : Tima Miroshnichenko / Pexels.

À titre d’exemple d’ordre de grandeur issu d’un catalogue consulté (valeur indicative, hors pose) : un caisson non lumineux dès 120 € HT ; caisson lumineux simple face 244 € HT ; caisson double face 264 € HT. Ces chiffres proviennent d’un catalogue commercial consulté le 31/08/2026 et doivent être pris « hors pose ». Pour un budget complet, ajoutez la pose, le raccordement et le coût administratif.

Néon verre vs « néon LED » : sécurité et normes

La distinction technique est précisée dans les références normatives : le « néon » en verre relève d’installations haute tension (norme NF EN 50107‑1) tandis que le « néon LED » utilise basse tension. Les exigences détaillées de la norme sont publiées par AFNOR et sont accessibles via la notice normative.

Pour toute installation électrique, faites appel à un professionnel qualifié et assurez‑vous que l’installateur respecte les normes et les exigences d’assurance applicables.

Art Piramida est un média d'information : il ne fabrique ni n'installe d'enseignes et ne dépose aucune demande en mairie. Les règles locales priment : vérifiez-les auprès de votre commune.

Tarifs 2026 de la taxe sur les enseignes, par strate

Tarifs normaux (maximum légal), en €/m²/an. Votre commune peut voter un tarif inférieur.

Surface cumulée< 50 000 hab.50 000 – 199 999 hab.≥ 200 000 hab.
≤ 7 m²0 € (sauf délibération contraire de la commune)
7 à 12 m²18,9 €24,8 €37,7 €
12 à 50 m²37,7 €49,7 €75,4 €
> 50 m²75,6 €99,5 €148,9 €
Dispositif numérique× 3 le tarif de la ligne correspondante (CIBS L454-60/L454-61)

3 exemples chiffrés

Petit commerce

4 m² cumulés, commune < 50 000 hab., non lumineux numérique

—

Franchise, 2 faces

15 m² cumulés (2 × 7,5 m²), commune 50 000-199 999 hab.

—

Centre commercial, écran

55 m², commune ≥ 200 000 hab., dispositif numérique

—

5 façons de réduire votre taxe

  1. Réduire la surface cumulée de vos enseignes : passer sous 12 m² change de tranche tarifaire.
  2. Éviter ou limiter les dispositifs numériques : leur tarif légal est 3 fois plus élevé qu'un support classique (CIBS, art. L454-60 et L454-61).
  3. Vérifier si votre surface reste sous le seuil de 7 m² : le tarif y est nul, sauf si votre commune a délibéré autrement (CIBS, art. L454-66).
  4. Déclarer votre support dans les 2 mois suivant sa création ou sa suppression, pour éviter une taxation d'office.
  5. Vérifier la délibération de votre commune ou de votre EPCI : le tarif national est un maximum, la commune peut voter moins, voire réduire de moitié certaines surfaces entre 7 et 20 m² par décision.

Questions fréquentes

Quelle est la date limite pour déclarer mon enseigne ?

La déclaration doit être faite dans les 2 mois suivant la création ou la suppression du support. Le paiement intervient à partir du 1ᵉʳ septembre de l'année d'imposition (service-public.gouv.fr, fiche F22591).

Qui paie la taxe, et est-elle obligatoire partout ?

C'est l'exploitant de l'enseigne (le commerçant) qui la doit, sauf accord contraire avec le propriétaire des lieux. La taxe est facultative : elle n'existe que si la commune, l'EPCI ou la métropole de Lyon l'a votée, par une délibération prise avant le 1ᵉʳ juillet de l'année précédente.

Que risque-t-on en cas d'absence de déclaration ?

La commune peut procéder à une taxation d'office et appliquer les majorations prévues par le Livre des procédures fiscales, par renvoi de l'article L454-76 du CIBS. Aucun montant forfaitaire n'est fixé par cet article : le service des impôts locaux ou votre mairie vous indiquera le montant exact applicable.

Quelle différence entre enseigne, pré-enseigne et dispositif publicitaire ?

Une enseigne est apposée sur l'immeuble où s'exerce l'activité qu'elle signale. Une pré-enseigne indique la proximité d'un immeuble où s'exerce cette activité, sans y être apposée. Un dispositif publicitaire informe le public ou attire son attention sur un produit ou une marque, sans lien direct avec l'activité du lieu (Code de l'environnement, art. L581-3).

La taxe s'appelle-t-elle encore TLPE ?

Non : elle a été renommée taxe sur la publicité extérieure (TPE) au 1ᵉʳ janvier 2025, et relève désormais des articles L454-39 et suivants du Code des impositions sur les biens et services. Les anciens articles L2333-6 et suivants du Code général des collectivités territoriales ne régissent plus que le régime transitoire.

Sources et méthode

Estimation sur les tarifs maximaux légaux ; la commune peut voter moins — vérifiez sa délibération. Cet outil applique le barème communal 2026 : une intercommunalité (EPCI) ou la métropole de Lyon peut appliquer un barème différent, non sourcé ici faute de valeur datée et fiable ; vérifiez le tarif exact auprès de votre collectivité avant toute décision.

Estimation rapide

0 € / an estimés

Ouvrir le calcul détaillé
Enseigne lumineuse : types, prix et démarches pour votre commerce
Guide lié

Choisir son enseigne lumineuse