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Histoire du logo Starbucks : la sirène et ses refontes

Résumé des refontes du logo Starbucks (1971, 1987, 1992, 2011), sens de la sirène, impacts pour l'enseigne en boutique et démarches à vérifier avant reproductio

Manon Girard
Manon Girard Mis à jour le 23 septembre 2026
Histoire du logo Starbucks : la sirène et ses refontes
Photo YosemiteYamper / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

La sirène est le motif central du logo Starbucks depuis ses débuts et son histoire se lit comme une série de refontes publiques dont les dates et descriptions officielles figurent sur les pages de la marque. Ce texte résume ces étapes, explique les implications pour une enseigne commerciale et indique les documents et démarches à vérifier avant toute reproduction du logo en façade.

Contexte : pourquoi Starbucks a choisi la sirène

Le logo original de la marque remonte à 1971. Il a été dessiné à l’époque de la fondation et figurait une sirène à deux queues entourée du texte « Starbucks Coffee, Tea and Spices ». La page officielle de la marque décrit cette inspiration maritime et relie le motif au patrimoine du lieu de création. La sirène est présentée par la marque comme un motif central de son identité historique.

La référence à l’origine maritime et au lieu de la première boutique est explicitée sur la page « About Us / Our heritage » du site officiel de Starbucks. Le choix du symbole est donc documenté par la marque elle‑même et non par des interprétations secondaires.

Façade de la boutique originale Starbucks au marché de Pike Place à Seattle
La boutique originale au marché de Pike Place, à Seattle, lieu de naissance de la marque en 1971. Photo : InSapphoWeTrust / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

Les quatre grandes étapes du logo : 1971, 1987, 1992, 2011

La marque publie une chronologie officielle de son logo. Chaque refonte y est décrite par la marque et résumée ci‑dessous selon les éléments que Starbucks communique sur son site.

1971 : le logo original dessiné par Terry Heckler représente une sirène à deux queues entourée du texte « Starbucks Coffee, Tea and Spices ». Cette version est la première image publique de l’identité visuelle de la marque.

1987 : lors de l’acquisition par Howard Schultz / Il Giornale, la marque effectue une refonte. La couleur passe au vert. La sirène est modernisée et le nom autour du cercle est réduit. Ces informations figurent dans la chronologie officielle publiée par Starbucks.

1992 : pour l’introduction en bourse, la marque recentre le logo sur le visage de la sirène. Le site officiel indique que cette évolution met le visage en avant et simplifie le motif pour une utilisation institutionnelle.

2011 : Starbucks retire le texte « Starbucks Coffee ». La sirène seule, dans un cercle vert, devient le logo actuellement utilisé et présenté par la marque comme l’étape la plus récente de l’évolution graphique.

Pour chaque étape, Starbucks propose des visuels et des notices sur ses pages « The Evolution of Our Logo » et « Logos » qui détaillent la forme, la couleur et le niveau de détail retenus officiellement par la marque.

Le logo et l’enseigne en boutique : que peut‑on reproduire légalement ?

Le logo est traité comme une marque. Toute reproduction à des fins commerciales suppose de vérifier la titularité et l’existence d’une licence ou d’un droit de reproduction. Le dépôt de marque et la licence relèvent des vérifications auprès du titulaire ou des registres officiels.

Enseigne circulaire Starbucks Coffee installée sur une façade de boutique
Une enseigne Starbucks Coffee installée en façade, à Montréal. Photo : Mathieu Brossais / Wikimedia Commons, CC BY 4.0.

La distinction entre droit d’auteur et droit des marques est pertinente. Le graphiste auteur conserve le droit moral sauf cession écrite. La marque titulaire du dépôt reste celle qui peut autoriser l’usage commercial du signe. Il faut donc vérifier si une cession écrite ou une licence existe et, le cas échéant, en conserver la preuve.

Sur le plan municipal et réglementaire, la reproduction d’un emblème sur une enseigne doit aussi respecter les règles nationales et locales applicables aux enseignes. Les règles nationales concernent notamment les surfaces autorisées pour une façade commerciale et les obligations d’extinction pour les enseignes lumineuses. Les articles du Code de l’environnement mentionnés dans les textes officiels indiquent ces limites et conditions.

Avant toute pose d’enseigne, il convient de vérifier trois points pratiques : propriété/licence du logo ; conformité aux règles nationales (articles R581‑58 à R581‑71) ; formalités administratives éventuelles, y compris le Cerfa n°16308 lorsque l’autorisation préalable est requise.

Graphisme et mise en œuvre technique pour les enseignes

La mise en œuvre doit respecter la charte graphique fournie par la marque. Starbucks publie un guide créatif qui précise les versions autorisées du logo, les proportions et les usages acceptés. Pour la lisibilité en façade, il faut choisir la version adaptée (par exemple la sirène seule ou la version avec texte) en accord avec le guide de la marque.

Enseigne circulaire lumineuse de café sur une façade de style parisien
Une enseigne circulaire, format proche de celui adopté par de nombreuses enseignes de café. Photo : Laura Stanley / Pexels.

Les règles techniques nationales encadrent l’éclairage et les proportions des enseignes. Par exemple, le texte réglementaire précise les périodes d’extinction d’une enseigne lumineuse lorsque l’activité signalée a cessé. Les mêmes textes définissent, selon la situation, des surfaces maximales pour la signalétique sur façade et des limites pour les totems ou dispositifs au sol.

Pour tout élément lumineux ou électrique, conserver les justificatifs de conformité électrique et les plans de l’enseigne. Ces documents servent lors d’un contrôle administratif et pour prouver la conformité en cas de contestation.

Risques et sanctions en cas de reproduction non autorisée ou d’enseigne non conforme

Les autorités municipales disposent de pouvoirs pour ordonner la mise en conformité ou la suppression d’une enseigne. Le Code de l’environnement prévoit la possibilité pour le maire d’ordonner des mesures sous délai. Les textes officiels cités précisent un délai légal d’action municipale.

Les dispositifs de sanction prévus par les textes comprennent des astreintes et des amendes administratives ou pénales selon la gravité et la situation juridique. Les montants et bases figurent dans les dispositions légales citées. Les règles indiquent des montants de référence et des modalités de recours selon le statut de la personne mise en cause.

Pour réduire le risque, demander une autorisation écrite du titulaire du logo lorsque l’on prévoit une reproduction. Conserver la preuve de toute licence ou cession. Et solliciter la mairie pour vérifier l’existence éventuelle d’un règlement local de publicités (RLP). Ces démarches documentaires limitent les risques juridiques et administratifs.

Documents et preuves à avoir sous la main

Avant toute reproduction, réunir les pièces suivantes :

  • Copie de la licence, cession ou autorisation signée par le titulaire du logo.
  • Preuve de dépôt INPI du signe, si applicable.
  • Plans de l’enseigne indiquant surface et saillie.
  • Preuve de conformité électrique pour tout dispositif lumineux.
  • Formulaire Cerfa n°16308 daté, selon le cas.
  • Coordonnées du service urbanisme ou fiscalité de la mairie compétente.

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De l’enseigne à l’écran de menu

Caisson lumineux en façade, et de plus en plus un écran d’affichage dynamique pour le menu : deux supports où le logo de la chaîne doit rester net.

Art Piramida est un média d'information : il ne fabrique ni n'installe d'enseignes et ne dépose aucune demande en mairie. Les règles locales priment : vérifiez-les auprès de votre commune.

Manon Girard

Manon Girard

Manon Girard écrit sur Art Piramida les sujets business et stratégie pour dirigeants de PME : positionnement de marque, acquisition, organisation. Elle relie chaque recommandation aux données et cas publiés sur le site.